mer. Nov 13th, 2019

Mort du chanteur traditionnel Sénégalais Samba Diabaré Samb

Le grand musicien, chanteur traditionnel sénégalais, El Hadji Samba Diabaré Samb, doyen des musiciens ouest-africains s’est éteint, samedi 21 septembre à l’âge de 95 ans. Historien, poète et surtout moraliste, il avait chanté le blues du Sénégal dans toute sa splendeur.

Ce grand monsieur de la chanson traditionnelle sénégalaise est un virtuose inimitable du xalam (wolof) ou Hoddou (peule) (luth au nombre de quatre ou cinq cordes et une taille de caisse variables) dont il était le maître. Le xalam, instrument de prédilection des griots (musiciens professionnels traditionnels) n’avait aucun secret pour « baayu ndaanaan yi » (le père des artistes en wolof) dont il portait le surnom. Le xalam ou hoddou est un instrument qui recrée le passé.

Le Sénégal par la voix de son président Macky Sall a salué un virtuose de la culture wolof et peule, « Le Sénégal vient de perdre un de ses illustres fils, El Hadji Samba Diabaré Samb, un virtuose inimitable du luth, symbole de la dignité et du lien social. Mes condoléances émues à sa famille et à la Nation ». El Hadji Samba Diabaré Samb était très considéré sur le Continent Africain auquel, il avait rendu grandement honneur d’ailleurs, en étant désigné « trésor humain vivant » par l’UNESCO. Il avait reçu cet hommage universel de son vivant, à l’instar de ses compatriotes, Joseph Ndiaye et Doudou Ndiaye Rose.

Griot et historien, de son xalam, il chantait et racontait l’histoire du Sénégal à la télévision durant les années 1960. Il a marqué plusieurs générations de son pays, mais également de l’Afrique de l’Ouest. Ses œuvres, ses récits, ses poésies et ses chants des éléments de construction de la mémoire collective qui resteront gravés à tout jamais dans le patrimoine culturel wolof en particulier et africain et universel en général. Youssou N’Dour, Baaba Maal, Salif Keïta, Mory Kanté en sont ses fils spirituels.

On peut reprendre et sans ambages aucun, ce dicton Amadou Hampâté Bâ, qui depuis est devenue une réalité africaine tant l’ancien est sacré, « Quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle » avait dit, cet écrivain et ethnologue malien, défenseur de la tradition orale, notamment peule qui toute sa vie durant, avait contribué à renforcer l’unité nationale et à défendre résolument les valeurs traditionnelles de son peuple et ceux d’Afrique, il est mort en 1991 à Abidjan.

Le Sénégal, l’Afrique et l’Humanité entière ont perdu à travers ces deux âmes, une grande bibliothèque.

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