lun. Déc 9th, 2019

Manifestations au palais : Guy Marius Sagna « abroge » l’arrêté Ousmane Ngom

Les acteurs de la société civile ont relevé le défi ce vendredi 29 novembre lors de leur marche pour dire « Non » à la hausse du coût de l’électricité décidée par le gouvernement. Un jalon posé en perspective d’un débat autour d’un écueil dans la démocratie, et qui s’appelle « arrêté Ousmane Ngom ».

Quand la bravoure politique déménage chez la société civile

Même si on peut dénombrer neuf (9) arrestations dans les rangs des manifestants, force est de saluer le courage et la témérité de Guy Marius Sagna, Babacar Diop et compagnie qui ont bravé l’interdit.

Droit consacré

Un acte légitime car, les contours du droit de marcher, de protester, de s’exprimer ou de manifester ne sauraient se circonscrire aux périmètres délimités d’un pouvoir qui semble prôner une démocratie « cosmétique ».

Ousmane Ngom lui-même, arrêté 9 fois…

Il faut rappeler que le père créateur de cet arrêté, Ousmane Ngom lui-même a été arrêté par le régime du président Abdou Diouf, neuf (9) fois lors de manifestations pour la défense des libertés.

Rappel contextuel de l’arrêté

Encore que son arrêté était sorti dans un contexte pré-électoral marqué des émeutes dites de l’électricité, des contestations des populations sur la dévolution monarchique du pouvoir prêtée à l’époque au président Abdoulaye Wade.

Pacification des marches, un rôle de l’Etat !

Il s’agit d’une mesure administrative visant à interdire toute manifestation politique dans les rues de Dakar-plateau, où certes, s’exerce l’activité économique central du pays, mais les marches sont à encadrer dans un esprit pacifique pour pallier tout débordement ou dérapage.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *