Mandat bi : Et si Macky dialoguait avec la Constitution !

Le spectre du troisième mandat de Macky Sall hante et taraude les Sénégalais. Qui s’y frotte s’y pique. Sauf le maître du jeu, et semble-t-il, de la parole, le président de la République, qui y surfe, allègrement en toute tranquillité d’esprit.

e face to face du 31 décembre, c’était l’occasion rêvée pour les journalistes, triés sur le volet, qui ont raté le coche, de lui tirer les vers du nez. A quelle occasion ferreront-il encore le chef de l’Etat pour une séance d’explication ? Yalla rek kham !

Toujours est-il que le Président Sall, pour le troisième mandat, a bien maîtrisé son sujet. Pas de questions pièges ou de reformulation des questions pour éviter ses réponses claires-obscures.
N’empêche, ce goulot d’étranglement continue son chemin. Sans doute, jusqu’à la fin du deuxième mandat. Si toutefois Macky Sall ne la claque pas. Et les Sénégalais souffriront de vivre, cette pilule en travers de la gorge.

Tout cela pour battre en brèche cette assertion du Président Macky Sall :
« Si je dis que je ne serai pas candidat, tous mes ministres et collaborateurs vont arrêter de travailler. Rien ne va plus marcher dans ce pays. Si je dis que je serai candidat, les marches vont se multiplier ».

Cette stratégie de défense maintenue, à quelques encablures de 2024, ne maintiendra-t-elle pas le camp présidentiel dans l’impréparation de la Présidentielle. Face à une opposition qui maîtrisera son agenda. Même si elle partira dispersée ?

Mais le Président Sall a raison d’avancer, à la question sur le troisième mandat, ni oui encore moins non. Peut-être doit-il plutôt dialoguer avec la Constitution, dont les termes de références sont claires et nettes. Pour donner sens à un oui ou un non.

En tout état de cause, le verdict tant attendu risque de ressembler à celui du titre éponyme du Roi du Mbalakh, Youssou Ndour. Et pourquoi pas à ce film sénégalais, des années 70, « Le mandat ». Avec un époustouflant Makhorédia Gueye.

L’un dans l’autre, « Sou nou mandabi » risque d’être la laisse par laquelle le peuple sera tiré vers 2024.
In fine, le plus tôt sera le mieux pour la délivrance. A moins que Macky Sall ait un agenda caché.

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